vendredi 23 septembre 2016

Des nouvelles.

Cela fait presque un mois que j'ai repris le chemin de l'Education Nationale. 
Un mois que j'ai repris mes fonctions de maîcresse, sur ce nouveau poste qui me faisait tellement envie.
Alors, ça fait quoi ?

Je pensais que ça serait vraiment dur. De laisser un peu plus mes enfants, de me re-confronter aux incohérences du système, d'être de nouveau le nez dans les difficultés familiales des élèves, d'avoir moins de temps pour à peu près tout.

Ca a été tout le contraire.

Avec mon poste (je suis maître supplémentaire pour les deux du fond qui ne suivent pas), je m'épanouis. J'adore le fait de me remettre tout le temps en question, de créer plein de choses pour plein de niveaux différents, de travailler en équipe, de me sentir utile à la société (même si je sais que OUI j'étais aussi utile à la société en m'occupant de mes enfants). Je me sens compétente. Je sens l'adhésion de l'équipe éducative, et, fait exceptionnel, de la majorité des parents.
Le travail en petits groupes permet de tisser des liens très différents avec les élèves. De les voir sous un autre angle, d'avoir vraiment plaisir à m'adapter à eux, à l'élève près. Enfin, j'ai l'impression de vraiment servir à quelque chose. Et ça permet, aussi, au tit' de la classe d'être un peu moins dans le jus tout le temps.

J'essaye, avec prudence, avec parcimonie, d'introduire un peu de matériel concret dans les classes. Des barrettes Cuisenaire en calcul mental. Les séries de lecture pour des élèves allophones. Des lettres rugueuses pour la phono et l'écriture. Des symboles du système décimal pour apprendre à décomposer un nombre.
Ca n'a rien de clinquant, rien d'extraordinaire, mais je me dis que si ça a pu permettre à un élève de mieux comprendre, de se sentir moins largué, de rendre l'apprentissage moins laborieux, ma mission est accomplie.

Cerise sur le Mc Do, j'ai fait une demande de DIF pour ma première formation Montessori à la Toussaint. Beaucoup de personnes ont cherché à me décourager : bon, c'est clair que c'était pas gagné parce que j'étais hors-délai et je sortais d'un congé parental. Ma devise étant "qui ne tente rien n'a rien" et contre toute attente, ma demande a été acceptée. Je partage bien volontiers ma lettre à toute personne qui m'en fera la demande (transitionpermacole@gmail.com). Alors ne rêvez pas, la formation n'est pas prise en charge par l'EN, mais je vais toucher une "allocation" qui équivaut à 50% de mon salaire sur la durée du stage. Mais c'est déjà ça de pris, et rien que l'aspect symbolique de l'accord a été énorme pour moi.

Dans la série "qui ne tente rien n'a rien", j'ai également contacté une entreprise que j'aime particulièrement, et cette dernière a accepté un partenariat avec moi. Plein de chouettes choses vont bientôt arriver dans ma boîte aux lettres et bien sûr, je vous ferais partager tout ça.

Enfin, j'ai eu de nouveaux contacts pour des interventions ponctuelles autour de Montessori : ateliers, discussions... j'ai par contre refusé une proposition très intéressante, mais trop chronophage et qui me demandait une implication énorme. D'ici quelques années peut-être, parce que le projet me branchait carrément, mais pour l'instant c'est ma famille avant tout.

Bref, je suis l'archétype de la meuf un brin relou, heureuse sur son petit nuage. Je savoure. Je vais tenter de rester sur le rythme d'un post par semaine, je continue à fabriquer du matériel (mais beaaaucoup plus lentement...), à voir si c'est tenable sur la distance.


Pour finir, quelque soit le projet dans lequel vous vous lancez, n'écoutez JAMAIS ceux qui essayent de vous faire perdre foi ou qui vous décrédibilisent. Ne lâchez jamais des yeux le but à atteindre, même si le chemin est sinueux. N'hésitez pas à provoquer la chance, à essayer des choses, à sortir des sentiers battus, même si parfois ça vous remue un peu. Je conclurais sur l'une de mes citations préférées : 

"La vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien" (Helen Keller)

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